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Christiane Rochefort

Christiane Rochefort se qualifiait d’écrevisse (« parce que vaine… »). Ses romans ont connu un important succès public (Le Repos du guerrier, 1958, Les Stances à Sophie, 1963, etc.). Parce qu’elle veut « tout politiser, même l’expérience » (Ned Burgess), tout en récusant l’idée d’engagement, elle lutte contre la guerre d’Algérie (elle fait partie des signataires du Manifeste des 121 en 1961), est très active pendant Mai 68 et s’engage en faveur de l’écologie. Elle joue un important rôle dans le féminisme de la deuxième vague en France. Cofondatrice du Mouvement de libération des femmes (MLF), elle écrit dans Le Torchon brûle, Partisans, Les Temps modernes (« Chroniques du sexisme ordinaire ») et fait partie de celles qui déposent une gerbe de fleurs à la mémoire de la femme du soldat inconnu sous l’Arc de triomphe, le 26 août 1970. Elle écrit « Définition de l’opprimé » en préambule à la traduction française de SCUM Manifesto de Valérie Solanas (La Nouvelle Société, 1971). Elle consacre plusieurs romans à la question de l’enfance : Les Petits Enfants du siècle en 1961 (sur une enfance dans les « grands ensembles »), Printemps au parking en 1969 (sur un adolescent fugueur découvrant son homosexualité), Encore heureux qu’on va vers l’été en 1975 (sur la fugue d’une classe tout entière), La Porte du fond en 1988 (sur l’inceste dont elle a été victime, auquel elle refuse d’être réduite, et dont elle rappelle qu’il est avant tout un rapport de pouvoir). En 1976, elle consacre un ouvrage sur l’enfance comme catégorie opprimée, Les Enfants d’abord (Grasset), dont nous reprenons ici un chapitre.